• Dr F. Grandcollot

Les hypertypes ou souffrir pour plaire

He oui pour plaire, les éleveurs de certaines races n’hésitent pas à affecter la santé, le confort et le bien- être de leurs élèves. Par exemple, les bouledogues anglais on parle alors d’hypertype dans le but de rendre ces animaux soit disant plus attirants on va chercher à accentuer certains caractères de leur morphologie Par ex chez les brachycéphales on comprimera à l’extrême la face donc le nez d’où les difficultés respiratoires Cela engendrera également une modification de l’implantation des yeux d’où diverses pathologies Certains animaux vont même présenter des troubles du comportement.

Ces animaux acquis par des gens soit qui méconnaissent les pathologies soit qui passent outre se retrouvent avec des animaux très handicapés dont les soins seront couteux Ils sont alors souvent abandonnés ou euthanasiés pour raisons médicales. Notre rôle est de limiter au maximum les conséquences pour le confort de ces animaux et de mettre en garde les éventuels acquéreurs. Il est également important de sensibiliser voir d’inciter les éleveurs a faire marche arrière dans leur sélection C’est ce qu’ont voulu faire les vétérinaires Anglais en déclassant des plus grands concours britanniques le chiens hypertype à la limite de l’infirmité pour le simple plaisir de satisfaire au canon de beauté du moment. En France et dans de nombreux Pays une prise de conscience fortement appuyée par les vétérinaires est en route. Le législateur doit également se pencher prochainement sur le problème et instituer une réglementation stricte. La logique est le bien-être animal devraient donc à terme l’emporter ce qui ne peut que réjouir les amoureux de animaux.