• Dr F. Grandcollot

Le renard et nous

Autrefois animal honni, ses incursions dans les poulaillers le renard puisqu’il s’agit de lui, prolifère dans beaucoup de régions françaises et notamment en milieu urbain et péri urbain. Il jouit d’une bonne image dans la mouvance écolo bobo vegan et les clients me parlent de plus en plus souvent de la présence de cet animal dans leur jardin. Certains s’en accommodent, d’autres vont même jusqu’à les nourrir, il ne faut pas oublier que ce type de comportement présente des risques a deux niveaux : Certains parasites du renard sont transmissibles aux animaux domestiques voir à l’homme.

· Parlant de parasites externes, les renards sont de plus en plus souvent porteurs de gale, les renards atteints sont facilement repérables, car à un stade avancé de la maladie, ils sont fortement dépilés, et souvent faibles et amaigris. Cette gale, est transmissible à nos chiens domestiques mais également à l’homme qui ne sera que transitoirement infesté, si le chien autre intermédiaire est dépisté et traité. · Parlant des parasites internes, trois me viennent à l’esprit : ils sont transmissibles à nos animaux domestiques : o via les déjections de renards o et potentiellement, à partir de nos animaux domestiques, à nous même. triscuris vuplice, qui chez nos animaux domestiques et chez l’homme est surtout cause de troubles digestifs, echinococcus multilocularis, lors de ses déjections, le renard rejettera des œufs que nos animaux domestiques pourront ingérer et par la même s’infester. Cette echinococcose appelée alvéolaire, se caractérise par une période d’incubation sans symptôme, d’une durée de 5 a 15 ans, et par le lent développement d’une lésion primaire d’aspect tumoral, généralement localisé dans le foie. Parmi les signes cliniques, on peut noter perte de poids, douleurs abdominales, mauvais état général et des signes d’insuffisance hépatique. Les métastases larvaires peuvent se propager vers les organes voisins du foie, par ex la rate ou gagner des sites plus lointains ( tels que les poumons ou le cerveau.) En l’absence de traitement l’echinococcose alvéolaire est évolutive et fatale. · Crénosoma vulpice un ver nématode dont le renard semble être le réservoir et qui atteint les chiens provoquant une toux chronique. Non traitée cette parasitose peut être fatale.

En conclusion, aimer les animaux ne doit pas impliquer de s’exposer inutilement à des dangers donc gardez vos distances avec le renard ou faites en sorte qu’il garde la sienne, vermifugez très régulièrement vos chiens et chats suivant le protocole défini par votre vétérinaire et lors de consultation chez votre médecin, n’oubliez pas de mentionner que vous êtes propriétaire d’animaux domestiques.